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Serons-nous Immortels? Oméga 3, nanotechnologies, clonage… (3/3)

Voici révélées certaines informations surprenantes :

  • Chez les hommes, la probabilité de développer un cancer à un moment quelconque de leur vie est d’environ 1 sur 2; chez les femmes, elle est d’environ 1 sur 3.
  • Saviez-vous qu’il est démontré que la peur, ou même un stress constant à bas bruit, fait vieillir via une exposition excessive de votre organisme au cortisol?

C’est ce qu’on apprend dans Serons-Nous Immortels?, mais on découvre surtout comment éviter tout cela.

Voici la 3ème et dernière partie du résumé de Serons-Nous Immortels?. Une nouvelle fois, nous apprenons que la supplémentation en divers produits nutritionnels est vivement conseillée si nous voulons (ne serait-ce que) bien vieillir! Ce livre est déjà une excellente première étape si vous souhaitez comprendre POURQUOI vous supplémenter et QUOI prendre. Cet article est destiné à faire prendre conscience de la réelle utilité de se supplémenter, Mais ne procédez pas de cet article SEUL pour vous supplémenter avec les doses indiquées! Parlez-en d’abord à votre médecin ou pharmacien.

Le premier article se trouve ici.

Le second article, ici ;) !

Les points importants de cet article sont la lutte contre le cancer, l’entretien du cerveau, la supplémentation active ou encore la réduction du stress.

Commençons tout de suite par vous mettre l’eau à la bouche ;) : voici une vidéo que j’avais réalisé pour mon autre blog à partir de vraies images IRM d’un cerveau (celui-là n’est pas le mien si vous voulez tout savoir). Nous allons en parler (point 19). Admirez les circonvolutions, ces plis et replis sinueux à la surface du cerveau. La partie violette est le cervelet, siège de l’origine du contrôle de l’équilibre musculaire) :




16-La prévention et le dépistage précoce du cancer


La prévention et le dépistage précoce des maladies sont le fer de lance de Serons-Nous Immortels?.

Mais faites-vous bien la différence entre les deux?

Pour garder une excellente santé, chacun d’entre nous peut soit prévenir toutes les maladies grâce à un style de vie choisi et adapté à nos prédispositions génétiques, soit faire les démarches nécessaires pour dépister un début de maladie.

Le dépistage précoce consiste donc à mettre tous les moyens en oeuvre pour détecter les prémisses d’une maladie que nous sommes en train de développer. C’est l’objectif de la campagne de lutte contre le cancer du sein actuellement.

Souvent, on confond le dépistage précoce avec la prévention.

Prévenir est encore mieux!

  1. Il s’agit de prendre connaissance de nos prédispositions génétiques. Pour ce faire, un premier pas est tout simplement de s’informer des maladies qui ont été développées par les membres de notre famille, grands-parents, parents, frères et soeurs… etc. Ça n’est pas toujours évident, car, par exemple, mes parents ont de nombreux frères et soeurs, et lorsqu’un membre de notre famille a « un problème de santé », on ne sait pas toujours de quoi il s’agit. Je suppose c’est la même chose chez vous ;) ? Plus particulièrement, le type de cancer ou de maladies cardiaques développé par exemple est une précieuse information pour vous! Plutôt que d’éluder la question en pensant soulager les craintes (« surtout ne pas remuer le couteau dans la plaie » ;) ), il serait beaucoup plus utile à tout le monde d’en parler de manière transparente…
  2. Ray Kurzweil et Terry Grossman, une fois nos prédispositions génétiques connues, recommandent d’opter pour le meilleur style de vie en adéquation avec elles, de façon a réduire au minimum les chances de développer une maladie.

Ceci constitue véritablement leur stratégie globale pour maintenir et surtout améliorer notre santé durablement, voire au-delà ;) . Mais cette stratégie semble être, et de loin, la plus efficace en matière de lutte contre le cancer. Le docteur David Servan-Schreiber, lui-même atteint d’un cancer au cerveau, ne cesse de le répéter dans son livre Anticancer.

Car, même si des moyens considérables ont été déployés pour faire face à cette « pandémie » (aux États-Unis, la guerre contre le cancer déclaré en 1971 par Nixon coûte des milliards de dollars), les taux des cancers courants ont augmenté légèrement… (Avec certaines disparités : le cancer de l’estomac a reculé de 75% mais le cancer du poumon a largement gagné du terrain).

Entre dépistage précoce et prévention, la clé principale est la Prévention, d’après nos deux auteurs.

Pourquoi développons-nous un cancer et comment l’éviter?

Bien que nombre de cancer semblent apparaître soudainement tard dans la vie, ils mettent souvent des décennies à se constituer.

Le cancer est une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire non contrôlée. Les cellules normales, tant qu’elles sont bien nourries, ont une durée de vie fixe, tandis que les cellules cancéreuses continuent de se développer et à multiplier indéfiniment.

Ce sont des mutations de l’ADN qui ont attribué ce comportement aux cellules cancéreuses. Ces mutations sont essentiellement provoquées par l’exposition à des substances chimiques extrêmement instables connues sous le nom de radicaux libres.

D’où viennent ces radicaux libres?

  • Ils se forment naturellement dans l’organisme qui possède des moyens de les neutraliser.
  • Certains facteurs environnementaux spécifiques augmentent votre exposition à ces molécules très instables :
    • Raditations (rayons X, rayonnement solaire intense…)
    • Métaux lourds toxiques (plomb, cadmium, mercure)
    • Toxines environnementales (pesticides, plastiques, polluants…)
    • Fumée des cigarettes
    • Aliments frits
    • Stress excessif
    • Excès de fer d’origine alimentaire

Ces attaques de vos cellules par les radicaux libres sont légion, mais pour s’en protéger, chaque cellule possède son propre système d’enzymes conçues pour neutraliser les attaques des radicaux libres. Pour bien fonctionner, ces enzymes protectrices ont besoin d’un apport continu en vitamines et minéraux.

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C’est pourquoi le programme de nos 2 compères insiste tant sur la supplémentation nutritionnelle active. Ceci est abordé plus bas dans l’article, point numéro 21.

Un autre aspect de leur programme met l’accent sur les stratégies de détoxication, utiles lorsque les enzymes sont bloquées par des métaux toxiques.

Les tests de dépistages

Ils font la différence entre les « anciens » tests et les nouveaux. En fait, je ne vous parlerai que des dépistages considérés comme « anciens » par les auteurs… car ce sont en fait les dépistages ACTUELS pour la plupart d’entre nous.

(Je pense qu’il y a ici une question intéressante et importante à se poser : chacun d’entre nous peut appliquer les stratégies de Prévention de Serons-Nous Immortels?, mais qu’en est-il de ces dépistages précoces « nouveaux » par exemple? Ces tests de dépistage sont peut-être efficaces, mais pas encore standardisés et répandus, donc Qui peut se les payer? Je ne parle même pas des stratégies du Pont 2 et 3 vers l’immortalité… )

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À propos du cancer du sein par exemple, voici ce que préconise cancerdusein.org :

« 

À tout âge
Vous devez être régulièrement suivie par un médecin traitant ou par un gynécologue qui vous prescrira les examens nécessaires, notamment s’il estime que vous avez des facteurs familiaux de risque de cancer du sein. Ce suivi médical doit avoir lieu tous les 6 mois ou tous les ans à partir de 30 ans.

À partir de 50 ans
Votre médecin traitant ou votre gynécologue vous fera pratiquer une mammographie tous les 2 ans.
En France, le « dépistage organisé » est accessible aux femmes à partir de 50 ans et jusqu’à 74 ans.

« 

Les mesures suivantes sont les mesures américaines (du livre donc) :

À propos du cancer du col de l’utérus, les examens cliniques accompagnés d’un frottis doivent commencer dans les 3 années suivant les premières relations sexuelles et pas plus tard qu’à l’âge de 21 ans. Par la suite, ils doivent être faits tous les 1 ou 2 ans, en fonction du type de test effectué. Après trois frottis consécutifs normaux, les examens cliniques peuvent être ramenés à une fréquence de 2 ou 3 ans après l’âge de 30 ans. Si ces frottis ont été négatifs pendant 10 ans, le dépistage peut être arrêté chez les femmes de plus de 70 ans.

À propos du cancer du côlon, des tests pour la recherche dans les selles de sang non détectable visuellement doivent être faits chaque année après l’âge de 50 ans avec une rectoscopie tous les 5 ans et une coloscopie tous les 10 ans.

À propos du cancer de la prostate, le toucher rectal et le dosage sanguin d’un antigène spécifique de la prostate chaque année ont été recommandés après l’âge de 50 ans.

En deux mots, les nouveaux tests de dépistage, que l’on espère voir se démocratiser rapidement, consistent en :

  • des tests sanguins,
  • en imagerie diagnostique (IRM et Scanner principalement) et
  • en tests génomiques. Avec l’avènement des puces à ADN dans les prochaines années, nous pourrons connaître très facilement nos prédispositions génétiques à certains cancers. Sachant à quel type de cancer vous êtes prédisposé génétiquement, vous pourrez modifier votre style de vie afin de réduire votre risque.

Prévenir le cancer

En matière de prévention du cancer, il est intéressant de constater que de nombreux conseils concrets prodigués par nos deux auteurs ont été repris dans Anticancer. Alors qu’en 1949, on affirmait qu’aucun lien n’avait été vraisemblablement établi entre le cancer et l’alimentation, il en est tout autrement en 2010.

Ce qui suit regroupe non pas des recommandations générales sur notre alimentation ou notre style de vie, non. Ce sont des recommandations précises :

  • En matière de nutrition, je vais vous lister les « principes actifs » dont on a montré un lien net avec la réduction du risque de cancer.
  • En matière de style de vie, il y a également des cibles nettement identifiées.

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  • Manger des aliments riches en fibre pour prévenir efficacement le cancer de l’intestin.
  • Manger des fruits et légumes (hum, ceci n’est pas nouveau, certes), mais surtout : mettez l’accent sur les légumes verts à faible index glycémique, contrairement aux légumes qui sont des racines riches en glucides. C’est là que Ray et Terry se démarquent (je me permets de les appeler par leur prénom car ils nomment leur programme « le Programme de Longévité de Ray&Terry » ;) ).
  • Une précaution spéciale pour les fruits : ne faites pas d’excès de fruits, car cela peut signifier un excès de sucre, ce qui est quasiment impossible avec les légumes et leurs sucres complexes (amidon).
  • Boire des jus de légumes : chaque matin, environ 300 ml de jus de quelques concombres, brocolis, chou frisé, chou, d’une carotte (pour le goût mais pas plus d’une pour éviter des excès de sucre) et d’autres légumes verts que vous trouverez dans votre réfrigérateur.
  • Consommer un régime méditerranéen (celui de Crète vous plaîra, j’en suis sûr! ;) ) : pauvre en viande rouge et donnant la priorité aux poissons, aux céréales complètes et aux fruits et légumes frais, les cancers du tube digestif, du poumon et de la prostate sont moins fréquents dans ces régions. L’huile d’olive est « quasi »-médicinale car, comme aucune autre huile, elle protège spécialement contre les cancers du côlon, du sein et de la peau et contre les maladies cardiaques affectant les artères coronaires. Le lycopène biofavonoïde des tomates ou sauces tomates fraîches a été associé à un risque plus faible du cancer de la prostate.
  • Ray et Terry l’appellent le Satan Blanc :) : il s’agit du sucre bien sûr! Les cellules cancéreuses en consomment avidement donc chacun Peut inhiber la formation d’un cancer en évitant les sources de sucre ainsi que les aliments à index glycémique élevé. Une relation directe entre la consommation de sucre et le cancer du pancréas est établie. Évitez le Satan Blanc autant que possible.
  • Concernant notre style de vie :
    • L’activité physique a clairement été associée à une plus faible incidence du cancer. Au moins 150 minutes d’activité modérée, voire « vigoureuse », par semaine pour tout adulte. 60 minutes par jour pour un enfant ou un adolescent.
    • L’exposition aux rayons du soleil et plus particulièrement aux ultraviolets B est bénéfique contre de nombreux cancers. Ray et Terry ne sont pas d’accord avec les recommandations conventionnelles selon lesquelles on doit utiliser de l’écran total chaque fois qu’on est à l’extérieur. Si vous avez une peau sensible (c’est mon cas, je rougis facilement au soleil), appliquez une crème solaire à haute altitude ou à mi-journée en été ou encore en cas d’exposition prolongée à une lumière solaire intense (ski, sortie en bateau, travaux à l’extérieur… etc). Encore mieux, couvrez-vous la peau avec des vêtements ou évitez autant que possible l’exposition directe au soleil à la mi-journée si possible.
    • Éviter les pesticides (facile à dire, n’est-ce pas ;) ?) : en fait, la principale mesure est de manger des aliments cultivés biologiquement.
    • Perdre votre excès de poids : être en surcharge pondérale est un facteur de risque indépendant pour divers types de cancer, cela n’est pas très connu.
    • Éviter le tabac. La liste des maladies liée à la fumée de cigarette se lit comme le petit livre noir de l’Ange de la Mort. Ils n’évoquent pas le tabagisme passif.

Chimioprévention

La « chimioprévention » se réfère à l’usage de substances additionnelles pour réduire le risque de cancer. À elles seules, elles ne suffisent pas pour prévenir le cancer, mais elles sont une aide précieuse!

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  • La vitamine C : pour un adulte, Ray et Terry recommandent 2 g par jour en vue d’une chimioprévention. En comparaison des 2000 milligrammes par jour recommandés, un kiwi épluché (environ 100 g) en apporte 85 mg environ, ce qui correspond presque aux recommandations de l’AFSSA : 110 mg pour un adulte de 20 à 60 ans. La différence de recommandation est impressionnante, n’est-ce pas ;) ?
  • Noix du Brésil, bonne source de sélénium

    Noix du Brésil, bonne source de sélénium

    Le sélénium : lors d’un travail intérimaire en tant qu’ »ensacheur-doseur » dans mon jeune âge, au sein d’une usine de fabrication de granulés pour animaux, je me souviens avoir versé des quantités astronomiques de ce minéral dans la cuve de fabrication de granulés pour cheval… En plus des 3 antioxydants très connus que sont les vitamines A, C et E, le sélénium est un cofacteur minéral qui active une puissante enzyme antioxydante (glutathion peroxydase est le nom de cette charmante enzyme). La dose recommandée est de 400 à 600 microgrammes de sélénium par jour. Le kiwi en apporte 0.25 microgrammes, donc ce n’est pas une bonne source de sélénium (puisqu’on vous dit qu’il faut VARIER les aliments :) ! ). 100 g de thon en conserve permettent d’en apporter environ 70 microgrammes, une noix du Brésil (qui pèse environ 5 g) en apporte 95 microgrammes!

  • Coenzyme Q10 : je ne sais pas vous, mais cela me fait penser à une publicité pour une crème anti-rides ;) . En tout cas, ses bénéfices vont au-delà de la lutte contre les dommages des radicaux libres créés par les tissus cancéreux malins. Mais, contre le cancer, elle est d’un renfort inestimable aux enzymes protectrices destinées à neutraliser ces radicaux libres. 60 à 200 microgrammes de coenzyme Q10 par jour sont recommandés par nos deux scientifiques. Les viandes et les poissons, l’huile de soja, les noix… et certaines crèmes anti-rides donc ;) , en contiennent tout particulièrement.
  • La curcumine : puissant anti-inflammatoire, également prônée par David Servan-Schreiber, on la trouve dans le curcuma et donc dans le curry. Elle combat la croissance des cellules cancéreuses selon au moins une douzaine de voies séparées. Ils préconisent 900 mg par jour, en plus d’une consommation régulière de ce safran des Indes. Associé au poivre, son absorption par l’organisme est plus facile. Associée à la catéchine « épigallocatéchine-3-gallate » du thé vert, leurs effets sont décuplés.
  • La mélatonine : cette substance peut aider au sommeil, est une hormone de l’anti-vieillissement et beaucoup d’études tendent à la considérer comme une substance physiologique anticancéreuse. Elle a aussi des effets antioxydants et de stimulation du système immunitaire. 1 à 3 milligrammes par jour, au coucher, sont préconisés. Les noix et noisettes en contiennent.
  • L’acide folique (ou vitamine B9) : encore une substance aux multiples rôles!! Un article regroupant 34 études a établi un lien direct entre des faibles taux d’acide folique et les cancers du côlon et du sein. Un minimum de 800 microgrammes par jour est recommandé, mais en fonction d’autres facteurs (tels que le taux d’homocystéine), cela peut aller de 5000 à 10000 microgrammes ou plus. La levure, le germe de blé, les petits pois, les haricots blancs ou encore les lentilles en sont de bonnes sources.
  • Les huiles de poissons riches en EPA et DHA (acide eicosapentanoïque et acode docosahexanoïque) inhibent certaines substances inflammatoires telle que la prostaglandine E2, impliquée dans les cancers du sein et du côlon. 1000 à 3000 mg d’EPA et 700 à 2000 mg de DHA par jour sont recommandés par Ray et Terry. Les poissons (si possible sauvages et d’eau douce) en sont d’excellentes sources.
  • Le bêta-carotène (provitamine A, d’origine végétale) : Attention! Il a été démontré qu’une supplémentation en bêta-carotène chez les fumeurs augmentait l’incidence du cancer du poumon! Donc les auteurs ne font pas de recommandations précises ici. Les carottes, bien sûr, mais aussi les épinards en sont une bonne source.

Les auteurs croient fermement que le nombre de cancer va rapidement commencer à diminuer dans un proche avenir…

17-Le programme personnel de Terry


Terry Grossman est, avec Ray Kurzweil, auteur du livre. Il est médecin. Son grand-père maternel est décédé à l’âge de 105 ans, il n’avait été hospitalisé que 2 fois dans sa vie, à 96 ans pour une pneumonie et à 97 ans pour une appendicite…

Donc, Oui, il est rassurant d’avoir de bons gènes ;) !

Cependant la grand-mère maternelle de Terry Grossman est morte d’un cancer du côlon à 57 ans. Ainsi, il est rare que l’on n’ait hérité que de bons gènes. Il a effectué des tests génomiques pour connaitre au mieux ses prédispositions génétiques, et cela a joué un rôle majeur dans l’élaboration de son propre programme de santé.

Pillule rouge Néo

« Après avoir récupéré de la déprime initiale provoquée par la découverte de mes ‘mauvais gènes’ (peut-être que je me sentais comme Néo après qu’il ait pris la pilule rouge au début du film Matrix et que mes yeux s’étaient ouverts sur le ‘monde réel’), ma motivation à suivre les principes exposés dans ce livre s’est accrue.« , Terry Grossman

Tofu nature

Tofu nature

Sans parler des 64 gélules de suppléments nutritionnels par jour que Terry prend (et des 24 « petites pilules ») que sa femme, diplômée d’acupuncture et de médecine chinoise traditionnelle, lui fait prendre, voici un exemple concret de ses repas, pour vous faire une idée ;) :

  • Le matin : jus de légumes, tasses de thé vert, soupe miso, saumon, boisson de protéines.
  • Déjeuner typique : légumes cuits à la vapeur, tofu ou poulet sans la peau, faible quantité de riz brun et du thé vert.
  • Dîner : saumon sauvage 2 à 3 soirs par semaine, légumes, dinde et poulet biologiques.

Sinon, il boit 10 verres d’eau alcaline par jour (rappelez-vous, il est important d’être alcalin, point 4 de l’article ;) ) et ne consomme pas de sucre raffiné, de miel, de mélasse ou de fructose. Il boit un verre de vin rouge quelques soirs dans la semaine, et pas de bière, à cause de sa charge glycémique trop élevée.

saumon cruComme il voyage souvent, il a identifié toute une série de restaurants qui s’accomodent bien de son programme alimentaire.

Il affirme avoir tout de même 3.6 kilos de graisse à perdre pour obtenir une proportion de masse graisseuse optimale.

Son activité physique semble assez légère : 30 minutes de marche chaque jour, le ski en hiver, le roller et le vélo en été, et un entraînement musculaire avec poids et haltères.

Il essaie de maintenir de fortes relations avec sa famille car c’est pour lui l’aspect le plus important de son programme de réduction de stress.

18-Votre cerveau : le pouvoir de la pensée… et des idées


Il est rigolo de constater que l’on s’emporte souvent quand on pense aux « immenses capacités » de notre cerveau.

Mais Ray et Terry brisent ce mythe

Par exemple, l’essentiel de notre pensée s’effectue dans les connexions inter-neuronales, lesquelles utilisent une méthode de signalisation électrochimique environ un million de fois plus lente que les circuits électroniques.

synapses et neurotransmetteurs

synapses et neurotransmetteurs

Wikipédia, Synapse

En chiffres intéressants, le cerveau, c’est :

  • 100 milliards (10 puissance 11) de neurones maintenus en place par plus d’un billion de cellules gliales (10 puissance 12),
  • les processus de décision rationnelle d’agir, d’élaboration de plans et de capacité à utiliser notre langage concentrés dans une fine couche de neurones de 1.5 à 4.5 mm d’épaisseur à la surface externe du cerveau : le cortex cérébral,
  • 2% du poids total du corps,
  • 20% du sang reçu et une consommation de 20% de l’ensemble de l’oxygène du corps,
  • 60% de graisses (d’où l’extrême importance de consommer des graisses, les bonnes bien sûr),
  • une consommation au repos de 60% du glucose de l’organisme (c’est la seule source d’énergie possible pour les cellules nerveuses).

Un second mythe brisé

Pendant presque un siècle, la science conventionnelle tenait le cerveau pour relativement inaltérable et nos précieuses cellules pour irremplaçables. On pensait être né avec un nombre donné de neurones que l’on perdrait progressivement en avançant en âge.

Mais, tout comme les os peuvent se ressouder, une plus profonde compréhension du cerveau par la recherche moderne a montré que le cerveau a en réalité une énorme capacité à se guérir de lui-même et à se régénérer.

Neurogénèse, processus de création de nouveaux neurones

Plusieurs expérimentations ont montré que la neurogénèse est stimulée par nos expériences.

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Développez de nouvelles cellules cérébrales en :

  • Suivant des cours ou des formations en permanence,
  • Découvrant de nouveaux pays,
  • Rencontrant des gens intéressants,
  • En vous impliquant dans des conversations stimulantes.

Les possibilités sont infinies :) !

Pensez à votre santé

Une idée intéressante est émise à ce niveau du livre : « la chaleur du bois est un type d’énergie qui vous réchauffe deux fois : une fois parce que vous le coupez et une fois parce que vous le brûlez.« 

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Qu’est-ce que cela veut dire? Eh bien, penser à notre santé est doublement bénéfique pour notre cerveau :

  1. Premièrement, lorsqu’on s’engage dans une activité intellectuelle pour tenter de déterminer notre voie optimale vers le bien-être (lire Serons-Nous Immortels? est une étape dans cette direction ;) ),
  2. Deuxièmement, lorsque nous récoltons les bénéfices créés par de tels choix de styles de vie en raison de l’amélioration de la santé de notre cerveau.

Évitez les addictions

Les drogues et habitudes entraînant une addiction stimulent fortement les récepteurs de la dopamine du cerveau, le neurotransmetteur du plaisir. Notre cerveau devient alors programmé pour la recherche du plaisir, cette recherche peut en devenir maladive… Vaste sujet…

Suppléments

En plus d’un style de vie physiquement actif, d’un contrôle du stress, un bon sommeil, une supplémentation nutritionnelle ciblée peut apparemment aider à maintenir ou à améliorer le fonctionnement mental.

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Feuilles de ginkgo biloba, apparu sur Terre avant les dinosaures

Feuilles de ginkgo biloba, apparu sur Terre avant les dinosaures

Sans entrer dans les détails, voici une liste des composés nutritionnels en vente libre dont des effets positifs ont été exposés dans la revue américaine Nutrition en 2003 (ça n’est plus tout jeune déjà ;) ) pour la santé de votre cerveau :

  • Vinpocétine
  • Phosphatidylsérine
  • Acétyl-L-carnitine
  • Ginkgo biloba
  • Pregnénolone
  • EPA/DHA des huiles de poissons
  • Phosphatidylcholine

Je n’ai pas l’expérience de ces suppléments, et vous?

19-Les hormones du vieillissement, les hormones de la jeunesse


Les hormones ont une importance prépondérante dans notre fonctionnement. De plus en plus, on commence à comprendre que nombreuses sont les maladies dégénératives liées à la diminution des taux des hormones. Sans entrer dans les détails de cette discipline complexe qu’est l’endocrinologie, nous allons distinguer les hormones « de la vieillesse » et les hormones « de la jeunesse ».

On distingue 2 rôles principaux pour toutes les hormones du corps humain :

  1. Un rôle anabolisant, c’est-à-dire qui permet la formation et la croissance des tissus. Vous connaissez sûrement les « stéroïdes anabolisants » utilisés par les culturistes pour développer leur musculature.
  2. Un rôle catabolisant, c’est-à-dire qui stimule la dégradation des tissus.

Par exemple, l’insuline, que vous commencez à connaître j’espère ;) , est catabolique car elle régule le taux de sucre dans le sang. Mais elle est aussi anabolique à faible concentration : elle stimule la croissance des tissus. Cependant, à des concentrations plus élevées telles que celles atteintes  lorsqu’une quantité importante de sucreries à index glycémique élevé est ingérée, l’insuline provoque essentiellement la croissance d’un seul type de tissu, le tissu adipeux (« la graisse »).

Les hormones du vieillissement

« La peur détruit la pensée« , Frank Herbert, Dune

Il y a 2 hormones cataboliques du vieillissement contre lesquelles il faut lutter :

  1. Le cortisol produit lorsque l’organisme est soumis au stress, à la peur. Une exposition chronique des tissus à des taux élevés de cortisol accélère le vieillissement et les processus pathologiques.
  2. L’insuline produite en réponse à une augmentation du sucre dans le sang. Peut-être la pire selon les auteurs. L’excès d’insuline augmente la graisse corporelle, les taux de cortisol et la résistance des cellules à l’insuline elle-même (ce qui entraîne une plus forte sécrétion encore)… etc. Les inconvénients de l’excès d’insuline sont nombreux.

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Le « Programme de Longévité de Ray&Terry », comme ils l’appellent ;) , insiste sur l’adoption d’un style de vie qui permet de diminuer le cortisol et l’insuline :

  • Régime alimentaire à charge glycémique basse (1er article, point 5)
  • Réduction de votre stress
  • Exercices réguliers
  • Sommeil réparateur

Les hormones de la jeunesse

Lorsqu’on améliore le rapport entre hormones cataboliques (qui dégradent) et anaboliques (qui créent), on détient une partie de la solution contre le vieillissement. Historiquement, la méthode la plus habituelle pour influer favorablement sur ce rapport a été le remplacement direct des hormones (« traitement hormonal de substitution », THS). Mais ce traitement implique avant tout les hormones sexuelles (prochain chapitre).

La DHEA

La DHEA est enfin reconnue comme une (super-)hormone à part entière! Ses effets bénéfiques sont :

  • la diminution du risque de maladies cardiaques,
  • la diminution du stress (la DHEA peut « dompter » le cortisol),
  • la réduction de la dépression,
  • l’augmentation de la mémoire,
  • le guérissement des symptômes de la ménopause,
  • l’empêchement de la perte de substance osseuse,
  • l’augmentation de la libido ;) ,
  • l’amélioration de la sensibilité à l’insuline et la tolérance au glucose,
  • l’augmentation de la masse corporelle des individus maigres.

Ouf!

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Ray et Terry préconisent une prise de DHEA de 15 à 25 mg par jour pour les hommes, et de 5 à 10 mg par jour chez les femmes, mais sous une surveillance très rapprochée d’un médecin.

L’hormone de croissance humaine (HC)

Depuis les années 90, beaucoup d’espoirs sont nés de la découverte des effets positifs de cette substance. On y a peut-être un peu trop cru. Les bénéfices suivants ont été reconnus après un traitement par injections quotidiennes.

  • Augmentation de la masse musculaire
  • Diminution de la masse graisseuse
  • Renforcement des os
  • Amélioration du profil du cholestérol
  • Amélioration de la sensibilité à l’insuline

Pourtant, des effets secondaires plutôt préoccupants ont été découverts : diabète, douleurs articulaires chez les hommes, oedèmes chez les femmes…

Donc, en plus du fait qu’il s’agit d’un traitement onéreux d’une part, et qui n’a jamais fait l’objet d’étude sur le long terme d’autre part :

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des choix de style de vie vous permettent d’obtenir les bénéfices de taux accrus d’HC sans avoir recours à ces injections, le corps étant capable de se la fabriquer!

  • Un régime alimentaire avec peu (ou pas?) de sucreries et de glucides à fort index glycémique : ils n’auront de cesse de le répéter ;)
  • Un sommeil profond
  • Un exercice anaérobie comme des mouvements de musculation par exemple
  • Certains acides aminés en favorisent une plus grande libération de la part de l’hypophyse :

    • l’arginine que vous trouverez dans les légumineuses, le riz brun, l’avoine, la viande rouge, la volaille, le poisson et les noix
    • la glutamine dans le persil, les épinards ou les fèves, mais aussi la viande et le poisson
    • la glycine dans les haricots secs, les viandes et poissons
    • l’ornithine dans les viandes, poissons et les oeufs
  • Un apport en DHEA est aussi une façon peu onéreuse d’augmenter les taux d’HC

Une autre hormone de jeunesse : la mélatonine

La mélatonine est une hormone sensible à la lumière que nous sécrétons (via l’épiphyse, ou glande pinéale au fin-fond du cerveau) plus la nuit que le jour et plus en hiver qu’en été. Elle est intimement liée à notre cycle de sommeil. Pourtant, le manque de sommeil pendant une période prolongée peut conduire au stress et à une dépression de votre système immunitaire.

À l’âge de 7 ans, la sécrétion de cette hormone antioxydante précieuse est maximale! À partir de 60 ans, nous ne produisons que 50% de la quantité que nous sécrétions à 20 ans.

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La mélatonine est disponible sans ordonnance en pharmacie. Bien sûr, je vous recommande vivement d’obtenir l’avis de votre médecin.

  • Ray et Terry recommandent la prise d’une faible dose 4 à 5 nuits par semaine pour ne pas développer d’intolérance à ses effets : 0.1 milligramme 30 minutes avant le coucher dans le cadre de votre « régime anti-vieillissement » ;) . Ceci n’est pas indiqué pour les problèmes de sommeil. Vous pouvez aller jusqu’à 0.5 ou 1 mg mais pas plus. Parlez-en à votre médecin!
  • Si vous avez des difficultés à vous endormir, une version sublinguale existe et administre 3 à 5 mg. L’expérience de nos deux compères montre qu’aller au-delà n’est pas utile.

20-Autres hormones de la jeunesse : les hormones sexuelles


À leur concentration sanguine normale, elles font que les hommes et les femmes restent profondément intéressés par le sexe. Elles ont été indispensables à la survie de notre espèce : les puissants désirs qu’elles créent assurent que l’activité sexuelle interviendra suffisamment souvent pour garantir qu’il y aura toujours une nouvelle génération…

À l’époque, j’avais écrit un article au sujet de ces « hormones de l’amour » ;) .

Le problème est que le sujet est bouillonnant. Une année, une certaine hormone est recommandée, l’année suivante, elle est critiquée… Il est donc hasardeux de vous faire des recommandations concrètes si l’on excepte les Traitements Hormonaux de Substitution que personne ne peut réellement initier chez soi…

Je dois vous indiquer tout de même l’ »Erreur 404″ du livre : de quoi s’agit-il :D ?

Tout simplement, la page 404 de Serons-Nous Immortels? aborde l’idée d’hormones virtuelles, dans le cadre du Pont Trois. Dans des environnements virtuels accessibles par le Web, des nanorobots supprimeront toutes les données entrantes de vos sens réels et les remplaceront par des signaux appropriés à l’environnement virtuel. Ces nanorobots pourraient également réparer vos cellules afin de restaurer des taux hormonaux corrects. De quoi vivre des relations sensuelles, sexuelles (ou autres) diverses, intenses et sécurisées… Ceci est prévu à partir des années 2020 par nos auteurs préférés :) .

21-La supplémentation active


Tout le monde pense que, en mangeant correctement, nous n’avons AUCUN besoin de nous supplémenter. Eh bien cela est faux! Petite parenthèse, ce livre me fait réellement prendre conscience de l’importance de se supplémenter, et surtout de se supplémenter correctement (c’est-à-dire en adaptant les types de suppléments et les doses à notre propre organisme). J’envisage de me renseigner plus avant sur la façon d’élaborer notre propre supplémentation. C’est une vaste question! Car, si les auteurs nous indiquent quels sont ces suppléments, ils ne nous disent pas en détail comment les adapter et où se les procurer!

De nombreuses questions peuvent se poser :

  • Doit-on les considérer comme des médicaments et donc absolument en parler  à notre médecin?
  • Peut-on parler d’automédication si l’on décide de se supplémenter sans en parler à son médecin?
  • À qui demander conseil si notre médecin refuse de vous informer à ce sujet? Où se fournir, posologie… etc

Ce livre est déjà une excellente première étape si vous souhaitez comprendre POURQUOI vous supplémenter et QUOI prendre. Cet article est destiné à faire prendre conscience de la réelle utilité de se supplémenter, Mais ne procédez pas de cet article SEUL pour vous supplémenter avec les doses indiquées! Demandez l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

L’oxygène est-il si vital que ça?

Nous ne pouvons pas vivre sans oxygène, pourtant cet élément si vital est aussi un instrument du processus de vieillissement. Comme quand on laisse notre vélo dehors et qu’il rouille, comme une pomme coupée qui brunit si on la laisse sur la table, notre corps se rouille quand il vieillit.

Un peu de chimie

Plus précisément, les réaction d’oxydo-réduction qui font intervenir l’oxygène créent des molécules auxquelles il manque un électron : les radicaux libres. Les molécules stables sont constituées d’atomes liés les uns aux autres par des paires d’électrons partagés. Lorsqu’une liaison dans une paire d’électrons est rompue, des radicaux libres sont formés. Je ne rentre pas dans les détails ici car cela peut devenir franchement complexe.

Les réactions d’oxydation (faisant intervenir le dioxygène que l’on respire) génèrent des dérivés réactifs de l’oxygène, qui sont eux-mêmes des radicaux libres. Mais les radicaux libres se forment aussi dans le cadre d’une foultitude d’autres réactions chimiques… L’inflammation des tissus et l’infection sont aussi concomitantes avec une charge importante de radicaux libres dans l’organisme.

Attention

Les radicaux libres ne sont pas foncièrement mauvais! Il s’en forme continuellement dans l’organisme, et un système complexe d’enzymes (catalase, gluthation peroxydase, superoxyde dismutase… etc) est conçu pour les neutraliser.

Ce n’est que lorsque les radicaux libres ne sont pas immédiatement neutralisés qu’ils peuvent voler des électrons à n’importe quelle molécule : si cette molécule est l’ADN, alors le dommage peut être sera répliqué et va se perpétuer… À la longue, cela peut se traduire par un cancer.

Nous avons 2 armes contre les radicaux libres

  1. Comme je viens de vous le dire, ce système d’enzymes exterminatrices que sont les enzymes antioxydantes. Elles neutralisent ces radicaux libres.
  2. Nos aliments et suppléments nutritionnels : principalement les vitamines A, C, E et le sélénium qui sont en eux-mêmes des antioxydants. Nous ajoutons à ceux-là les vitamines B2, B3, B6 ainsi que des éléments non vitaminiques : le coenzyme Q10, l’acide α-lipoïque et les proanthocyanidines (extraits de pépins de raisin).

L’intérêt de ces suppléments est qu’ils :

  1. Sont eux-mêmes des antioxydants.
  2. Sont nécessaires à l’action des enzymes antioxydantes naturelles de l’organismes : ils sont cofacteurs de ces enzymes antioxydantes.

Ray et Terry affirment qu’une recherche génomique a révélé que de nombreuses personnes ont des anomalies génétiques qui empêchent ces cofacteurs de se fixer correctement aux enzymes qui en ont besoin. Apparemment, la prise de quantité plus importantes de ces nutriments résout le problème.

Ceci signifie qu’une santé optimale n’est pas possible sans supplémentation!

Cette idée est renforcée par le fait que plus d’un tiers des petites variations dans l’expression de nos gènes conduisent justement à ce phénomène de mauvaise fixation des vitamines&minéraux à nos enzymes protectrices (qui ne peuvent pas s’activer du coup)!

Trois de ces variations génétiques sont très courantes et affecte des milliards de personnes! Pour n’en citer qu’une :

Une variation banale de la G6PD affecte 400 millions de personnes dans le monde. Cette enzyme aide à transformer le glucose, mais sa variante le fait moins bien. Il faut un apport en vitamine B3 (niacine) 5 fois plus important que l’apport recommandé pour combattre cette inefficacité.

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Serons-Nous Immortels? établit une liste des suppléments nutritionnels à prendre de façon universelle (vraiment indispensables), de façon plus occasionnelle (pas indispensables mais fort utiles) et de façon plus spécifique (pour traiter ou prévenir une maladie particulière).

Honnêtement, je ne peux pas rentrer dans les détails ici. Ce serait trop compliqué. Il faut absolument ADAPTER la nature et la posologie de ces suppléments à votre personne et votre style de vie. J’espère vous avoir convaincu qu’il est nécessaire de vous supplémenter pour améliorer votre santé. Je vais y réfléchir moi-même car, à ce jour, je ne le fais pas encore (à part avec mon germe de blé peut-être)…

Les auteurs indiquent qu’il est bien possible qu’une supplémentation optimale vous fasse prendre beaucoup de pilules par jour… Ray en prend 250 par jour et Terry, 65…

« Universels » :

  • Vitamine A
  • Vitamine D
  • Vitamine E
  • Vitamines B
  • Vitamine C
  • Minéraux : sélénium, manganèse, iode, chrome, bore, molybdène, fluor, sodium et fer (TOUS avec précaution, car les marges de non-toxicité sont plus étroites)
  • Les acides gras essentiels (que le corps ne collecte que de son alimentation) que sont l’acide α-linoléique (ou alpha-linoléique, un oméga-6) et l’acide α-linolénique (ou alpha-linolénique, un oméga-3) doivent être dans un rapport de 4 sur 1, ce qui conduit à une synthèse optimale des 2 autres acides gras oméga-3, l’EPA et le DHA. On trouve ces 2 acides gras dans les huiles de poissons, Ray et Terry en recommandent une supplémentation.

« Super-nutriments » :

  • Coenzyme Q10 (discuté plus haut dans l’optique de prévenir le cancer)
  • Proanthocyanidines (extrait de pépins de raisins)
  • Acide α-lipoïque (alpha-lipoïque)
  • Carnosine
  • Resvératrol (se trouve naturellement dans le vin rouge)

Nutriments spécifiques :

  • Lutéine, un biflavonoïde jaune, antioxydant présent dans de nombreux fruits et légumes (maïs et légumes à feuilles vertes) pour la santé de l’oeil (lutte contre la dégénerescence maculaire liée à l’âge, DMA)
  • I3C contre les cancers associés aux oestrogènes
  • Lycopène, encore un biflavonoïde, trouvé dans les tomates et la sauce tomate
  • Ail, contre l’hypertension, antioxydant
  • Arginine
  • Vinpocétine, renforçateur puissant de la mémoire

Désolé de ne pas rentrer plus avant dans les détails ici, ce serait bien trop long! Le livre vous fournira les renseignements détaillés concernant leur prise : but, dose. Parlez-en à votre pharmacien.

22-Mobilisez votre corps : le pouvoir de l’activité physique


Nous avons, à 99.9%, le même ADN que nos ancêtres qui avaient l’habitude de courir, grimper, marcher. Une vie de chasseur cueilleur ;) . Le corps (lisez « notre corps) se développait bien.

Les bénéfices de l’activité physique

  • Diminution du risque de maladies
  • Réduction de la pression sanguine
  • Augmentation de la force des ligaments et des tendons
  • Réduction du stress et aide à la guérison de la dépression
  • Amélioration du sommeil
  • Réduction du risque de plusieurs types de cancers (entre autres, du côlon, de la prostate, du sein)
  • Amélioration de l’apparence physique
  • Augmentation de la confiance en soi
  • Renforcement des os, réduction du risque d’ostéoporose
  • Augmentation de l’énergie

Si vous hésitiez à pratiquer avant de lire cela, peut-être avez-vous changé d’avis ;) ? En dépit de tout cela, 72% des américaines et 64% des américains ne pratiquent aucune activité physique régulière.

Il a également été montré que les hommes obèses en bonne condition physique sont moins susceptibles de mourir de maladies cardiaques ou d’autres causes que les hommes maigres en mauvaise condition physique.

Activité aérobie

Ce type d’activité augmente votre consommation d’air (et donc d’oxygène). La marche, la natation, la course à pied, le vélo, l’aviron, le ski de fond en font partie. Je ne saurais que trop vous conseiller de pratiquer avec plaisir une activité parmi celles-ci. J’en suis moi-même passionné (accros?).

Ray et Terry ne considèrent pas le tennis ou le basket-ball comme des formes optimales d’activité physique aérobie! Ce sont plutôt des compléments.

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  • Consultez votre médecin avant de commencer un programme régulier d’activité physique.
  • Faites un test d’effort si possible (à Rennes, un tel test coûte 90 euros s’il n’est pas prescrit par un médecin). Vous pourrez alors détecter d’éventuelles anomalies.
  • Commencez lentement votre programme après l’accord d’un professionnel de santé. L’endurance et la vitesse viendront naturellement lorsque votre condition physique s’améliorera.
  • Ne faites pas d’excès. Écoutez les petites douleurs et regardez si elles persistent ou non.
  • Portez de bonnes chaussures.
  • Augmentez progressivement.
  • Gardez la régularité : Ray et Terry recommandent d’avoir certains équipements à la maison : un tapis roulant est une bonne idée, même si ce n’est pas bon marché. Cette régularité est primordiale, il y a des techniques pour entretenir sa motivation…

Ray et Terry recommandent de marcher 5km par jour, 5 jours par semaine ou plus.

Si vous courez, je vous recommande tout particulièrement d’être attentif aux diverses douleurs que vous avez. La course à pied est évidemment une excellente activité aérobie, mais les mutliples chocs subis par vos membres inférieurs peuvent causer des problèmes articulaires (cela fait 7 ans que je cours, et je commence à réduire un peu… Sans arrêter bien sûr ;) ! ). Donc, chaussez-vous bien et préférez courir sur des surfaces molles : herbe, piste

Activité physique anaérobie

Cela correspond à entraîner sa force. Même les femmes y ont tout intérêt ;) . Il n’y a pas nécessairement développement du volume musculaire quand on entraîne sa force. L’énorme avantage est que l’on augmente notre métabolisme basal, c’est-à-dire que notre corps brûle plus de calories, même au repos.

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Nos 2 auteurs conseillent un entraînement aux poids et haltères. (plutôt que cela, je vous suggère une méthode sans matériel bien connue : la méthode de musculation de Olivier Lafay, elle existe aussi en version féminine.)

  • Au moins trois séances par semaine, un jour sur deux.
  • Ne pas essayer de soulever un poids trop lourd.
  • Penser à bien respirer.
  • Effectuer au moins un groupe d’exercices pour chaque groupe principal de muscles. Faites travailler tout d’abord les groupes de muscles les plus gros, tels que ceux du thorax et du dos, puis les muscles plus petits tel le biceps.
  • Utilisez des mouvements lents, précis et contrôlés.
  • Faites 8 à 12 répétitions par groupe.
  • Variez votre programme, et augmentez les poids lorsque vous progressez.

Étirement musculaire

Tout comme Christophe Carrio dans un Corps Sans Douleur, Ray et Terry conseillent fortement de s’étirer. Vieillir, ainsi qu’une position assise maintenue des heures durant pendant des années, raccourcissent les muscles, les tendons et les ligaments si l’on ne fait rien! Vous allez me demander « ok, et alors? » ;) : eh bien ceci provoque des douleurs et des lésions musculaires et articulaires.

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Pour améliorer votre souplesse, voici les étapes à suivre (honnêtement, il y a plus de détails ici ;) , mais c’est tout de même un bon début) :

  • S’échauffer
  • Se concentrer sur les principaux groupes de muscles (parties avant et arrière des jambes, des épaules, de la poitrine…)
  • S’étirer au moins 3 fois par semaine (personnellement, je m’étire tous les jours, plusieurs fois par jour)
  • S’étirer lentement jusqu’à sentir une légère tension mais pas de douleur
  • Tenir 10 à 30 secondes sans à-coups et bien respirer
  • Début lent puis renforcement progressif

Un mythe sur l’activité physique

On entend souvent dire que l’ »on peut manger tout ce qu’on veut tant qu’on fait du sport ». Ceci est vrai si l’on ne tient pas à sa santé…

L’activité physique ne réduit pas le taux de LDL, le mauvais cholestérol, dans le sang. Le sport n’est pas l’antidote d’un mauvais régime riche en sucre, amidons simples et mauvaises graisses.

23-Stress et équilibre


« Nous n’avons rien à craindre, sauf la crainte elle-même.« 

De nombreuses études ont montré qu’un stress chronique contribue largement aux maladies. Inversement, des études ont montré la capacité qu’a l’esprit d’aider à résister aux maladies et à les vaincre grâce à des méthodes de relaxation telles que la méditation.

Qu’est-ce que le stress?

Il est la réponse du corps et de l’esprit aux demandes et aux demandes et aux problèmes. Tous les changements, négatifs ou positifs induisent un stress.

  • Le terme eustress se réfère à notre réaction à un changement positif.
  • Le stress néfaste à la santé est la détresse!

La perception d’un danger (« s’enfuire ou se battre ») déclenche une réaction en chaîne qui aboutit à la libération de l’hormone cortisol dans le sang. Il y a alors augmentation soudaine et temporaire du métabolisme (énergie) et des centres de la mémoire dans le cerveau pour qu’ils travaillent plus rapidement. Ceci cause aussi la sécrétion d’adrénaline et de noradrénaline par les surrénales (glandes situées au dessus des reins). Ces deux dernières hormones ont des effets impressionants :

  • Arrêt presque total du processus digestif
  • Augmentation de la pression sanguine
  • Augmentation du sucre sanguin (pour l’énergie)
  • Dilatation des pupilles
  • Augmentation du rythme cardiaque et de la respiration… etc

Tous ces mécanismes liés au stress sont utiles, mais quand ils sont continuellement activés, ils deviennent chroniques, et sont associés à des risques plus importants de maladies cardiaques, de diabète de type 2, d’accidents vasculaires cérébraux, de cancers, de rumatismes, de dépression et d’accélération du vieillissement : rien que ça!

Une personnalité colérique, cynique et hostile (personnalité de type A), donc fondamentalement stressées, sont plus spécialement susceptibles de mourir d’une maladie cardiaque. Alors que de nombreuses études démontrent les bénéfices pour la santé d’une vision positive et confiante de la vie.

Voici une liste des événements stressants, des plus aux moins (Social Readjustment Rating Scale établie par les médecins chercheurs Thomas Holmes et Richard Rahe auprès de 5000 individus) :

  1. Décès d’un conjoint
  2. Divorce
  3. Décès d’un membre proche de la famille
  4. Blessure personnelle
  5. Maladie personnelle
  6. Mariage
  7. Licenciement
  8. Retraite
  9. Problèmes de santé d’un membre proche de la famille
  10. Décès d’un ami proche
  11. Changement de travail
  12. Départ des enfants de la maison
  13. Réussite exceptionnelle
  14. Problèmes avec son patron
  15. Vacances
  16. Noël
  17. Violations mineures de la loi

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FAUX moyens de soulager le stress :

  • Manger de façon compulsive (facile à dire n’est-ce-pas? Je vous conseille la lecture des livres du psychothérapeuthe Gérard Apfeldorfer à ce sujet, par exemple Je mange, donc je suis , il en parle vraiment très bien).
  • Fumer
  • Boire de l’alcool : une consommation modérée de 5 à 10 verres par semaine est un moyen raisonnable de soulager le stress et de diminuer le taux de maladies cardiaques.
  • Excès de caféine (café et boissons à base de cola) : extrêmement addictive, elle est en très forte concentration dans ces boissons. Le thé en contient aussi, mais beaucoup moins! La L-thréonine du thé favorise une relaxation bénéfique.
  • Les tranquilisants et autres somnifères (benzodiazépines) : leur usage prolongé peut être dangereux.

Voici le programme en 12 points de Ray et Terry pour une prise en charge constructive du stress :

  1. Alimentation comme celles qu’ils recommandent
  2. Pas de médicaments entraînant une addiction
  3. Activité physique
  4. Sommeil réparateur : évitez la caféine, habituez-vous à ralentir et à vous engager dans des activités plus relaxantes avant d’aller vous coucher. Les substances qui peuvent vous aider sont la L-thréonine du thé, le GABA et la mélatonine.
  5. Équilibre : vaste sujet simplifié par 3 pôles, travail, famille/amis, soi-même…
  6. Gestion du temps
  7. Partir en vacances ;)
  8. Parler avec les autres
  9. Écouter
  10. Se faire masser régulièrement
  11. Avoir un partenaire dans la vie
  12. Suciter une réponse de relaxation, un état de calme

Conclusion

Ce livre est une vraie mine d’or en informations précises et concrètes pour bien vivre et vieillir. Les deux auteurs sont un peu choquants parfois, mais on peut comprendre leur point de vue quand on garde son esprit ouvert ;) . Personnellement, j’ai particulièrement pris conscience de :

  • La nécessité d’avoir recours à des suppléments nutritionnels (ou compléments alimentaires si vous préférez).
  • La puissance de la restriction calorique (qui consiste à manger peu et à être à 95% de son poids optimal).
  • La complexité énorme des mécanismes à l’origine des maladies, notamment de l’athérosclérose, LA maladie cardiovasculaire (qui n’est pas juste un problème de plomberie parce qu’on mange trop gras). Également, de la complexité incroyable des mécanismes hormonaux.
  • L’importance de prendre connaissance de notre terrain génétique pour adapter notre régime et style de vie.
  • La réduction de notre stress.

Reproche aux auteurs

Cependant, j’ai un gros reproche à faire aux auteurs de ce livre. Quasiment à aucun moment n’est considérée la notion de Plaisir à prendre soin de soi et de sa santé. Au contraire, plusieurs occurrences sont relatives à l’ennui ou à la routine. Je n’ai pas vu une seule ligne reflétant le plaisir des auteurs à manger! Au contraire, lorsqu’une entorse est faite à cette diète alimentaire draconienne, il « s’agit de remonter en selle ». Dans le domaine de la nutrition, ils nous présentent les résultats scientifiques les plus avancés, certes, mais TOUTES les mesures proposées sont extrêmement fonctionnelles et individuelles (individualistes?). Pas de plaisir culinaire, pas de partage… Les gélules, ou pilules, se prennent seules; elles sont un plaisir solitaire (pour rappel, Ray Kurzweil s’en administre 250 et Terry Grossman en avale 64)

Cette critique se transpose tout à fait au sujet des dispositions concrètes qu’ils proposent en matière d’activité physique. « En fait, l’ennui est la raison majeure qui empêche de maintenir une activité physique au quotidien. » Quel dommage de dire cela! Même s’ils rectifient en ajoutant que ces sessions doivent constituer un moment agréable dans la journée.

Bref, ce défaut de plaisir n’est peut-être pas vécu comme tels par nos 2 visionnaires, mais tout cela ne donne pas envie, au dîner, de ne manger qu’un morceau de tofu sur un lit de salade, avec un demi-verre de vin rouge que l’on s’octroie car « on a été sage » ;) .

L’être humain vu comme une machine à réactions chimiques

Je serais bien tenté de dire que c’est exactement comme cela que Ray et Terry voit l’être humain. Une pure machine à réactions chimiques. J’en vois parmi vous qui sursautent ;) . Des chapitres entiers abordent un thème chimique : méthylation, alcalinité… ou un processus biologique d’un peu plus haut niveau : inflammation, détoxication, stress oxydatif… Wow! Et moi, comment je fais quand je suis en face d’une part de tarte à la pomme caramélisée ;) ?

Mais ne sommes-nous qu’un aggrégat de réactions chimiques?

Vieillir, est-ce régresser?

Néanmoins, on doit reconnaître que cette idée de vieillir sans maladie et de prolonger la vie est fascinante! Et cela, Ray et Terry nous le communiquent bien. Ils sont deux scientifiques passionnés par ce que nous réserve la science. Je vous assure que chacun des encarts évoquant les stratégies des Pont Deux et Trois vers l’Immortalité (biotechnologie puis nantechnologie) est complètement fou :) ! Les idées sont parfois choquantes, parfois fascinantes. Dans tous les cas, des questions éminemment éthiques se posent! Remplacement des tissus par des matières technologiques, Remplacement de molécules et de cellules par des nanorobots, Remplacement de nos sensations du monde réel par des sensations créées artificiellement… etc

Cela pose d’innombrables questions!! Et QUI pourra réellement en profiter?

Aujourd’hui, nous envisageons tous de mourir un jour. Plus ou moins consciemment. Je suis convaincu que beaucoup de nos actes de tous les jours dépendent de cette idée. Qu’en sera-t-il quand nous pourrons choisir entre une vie de mortel et une vie d’elfe ;) ?

Pour conclure

« Bien que certains de mes contemporains abordent avec élégance le vieillissement comme une partie du cycle de la vie, ce n’est pas ma conception. C’est peut-être « naturel », mais je ne vois rien de positif dans la perte de mon agilité mentale, de l’acuité de mes sens, de ma souplesse physique, de mes désirs sexuels ou de toute autre capacité humaine. À tout âge, je considère la maladie et la mort comme une calamité, comme des problèmes à surmonter.« , Ray Kurzweil

Ses qualités :


  • Exhaustif et précis en terme de résultats scientifiques et de dispositions concrètes.

  • Si l'on fait fi des recommandations triviales et lourdes du genre "Si vous fumez, arrêtez tout de suite." qui parsèment le livre, certains paragraphes font vraiment prendre conscience de l'importance de se supplémenter quand on apprend que les recommandations générales (AJR, PNNS...) ne sont que de vagues compromis, de ne pas mettre n'importe quoi dans notre système digestif quand on sait comment il fonctionne ;) ... etc même si je suis conscient que les explications scientifiques détaillées ne font pas agir tout le monde.



  • Si la santé ne vous intéresse qu'à moitié, alors l'Immortalité devrait vous motiver un peu plus, non ;) ?
    Le titre ainsi que les stratégies des Ponts Deux et Trois vers l'Immortalité (biotechnologies et nanotechnologies) sont le point de départ de grands débats sur ce qu'est la santé, comment envisageons-nous la vieillesse et la maladie... Aimerions-nous vivre plus longtemps que nos parents et grands-parents (ou nos enfants?) ?




Ses points faibles :


  • Où est le plaisir?
    Pour moi, la recherche du plaisir est essentielle à la santé. Nous sommes physiologiquement programmés pour la recherche des plaisirs et l'évitement des souffrances. Pourtant, le livre n'aborde pas du tout la santé sous cet angle, il la considère comme étant un ensemble de réactions chimiques "équilibrées" qui produisent un état "optimal". Pourquoi pas, mais ce n'est pas suffisant.


  • Les prévisions pour les stratégies des Ponts Deux et Trois sont peut-être un peu trop optimistes, au moins en terme de moments où elles seront mûres.





Ma note (sur 5) :







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La liste des entrées complémentaires est établie par le module d’extension YARPP.

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10 comments

  • Michaël Boland · 5 novembre 2010 à 23 h 57 min

    J’aime bien ta critique sur la notion de plaisir. Il est évidemment essentiel de prendre du plaisir à manger et faire du sport. Au sinon, on risque fort d’abandonner rapidement. Il est tout à fait possible de préparer de très bon plat en suivant les recommandations du livre. En matière de sport, il est primordiale d’aimer le sport que l’ont fait, de prendre du plaisir, peut-être pas tout le temps mais le plus possible. La passion est vraiment un plus! Merci en tout cas de me faire à nouveau découvrir ce livre qui est tellement riche.
    Michaël Boland a récemment posté..Comment avoir le poids idéal et être en bonne santéMy ComLuv Profile

  • Admin comment by Romain Carpentier · 6 novembre 2010 à 12 h 18 min

    Merci Michaël ;) . Oui, en effet, on peut préparer un « BON » plat à faible teneur en glucide, en lipide et très protéiné, mais ça n’est pas évident n’est-ce pas ;) ? La question est aussi dans le « déplacement des plaisirs » : une fois qu’on a été éduqué au pain blanc et confiture le matin, au nesquik et nutella au goûter, tous ces mets qui font PLAISIR quand on revient de l’école mais qui ont des effets retentissants dans notre corps, est-il possible de prendre plaisir à manger des aliments complètement nouveaux?

    Ou, quand on a été habitué à manger beaucoup, comment-est possible de prendre goût à la Restriction Calorique que proposent les auteurs? (et qui, j’en suis aussi convaincu qu’eux, peut Vraiment nous éviter tout un lot de maladies…)

    Je crois que la clé est une adoption progressive et bien vécue de ces « nouveaux » aliments dans notre régime alimentaire. Mais, si les auteurs démontrent scientifiquement leurs bienfaits, il n’est pas sûr qu’ils aient donné envie au lecteur de modifier ses habitudes…

  • Olivier Roland · 6 novembre 2010 à 15 h 08 min

    Bravo et merci pour ta chronique très complète de ce livre exceptionnel.

    Ayant baigné dans la science-fiction toute ma jeunesse, les visions du futur présentées dans ce livre ne m’ont pas du tout choqué pour ma part ;) . Il s’agit ici comme pour la science-fiction d’anticiper l’évolution des technologies et leur impact sur les sociétés humaines, mais de la manière la plus « réaliste » possible, ce qu’on appelle de la prospective, même si évidemment ici la neutralité des auteurs est quelque peu colorée d’espoir personnel ;) .

    Même s’il est difficile de prévoir réellement quelles technologies seront omniprésentes dans 20 ans – il suffit de lire les articles de prospective d’il y a 20 ans pour se rendre compte que l’exercice est souvent loupé – je suis persuadé que la majorité des évolutions technologiques présentées dans ce livre arriveront tôt ou tard. Je pense juste que les auteurs sont un peu trop optimistes sur la date de leur arrivée.

    Si tu veux « halluciner » encore plus, tu peux lire d’autres livres de Kurzweil, en particulier « The Singularity Is Near: When Humans Transcend Biology », qui devrait te mettre une sacrée claque ;) .

    Cela peut paraître farfelu, mais les travaux de Kurzweil sont pris très au sérieux par une partie de la communauté scientifique : il a créé récemment la « Singularity University« , en partenariat avec Google et… la Nasa, qui vise à enseigner aux leaders d’aujourd’hui à appréhender un monde aux accélérations technologiques exponentielles, jusqu’à la fameuse singularité dont il parle dans son livre (je te laisse découvrir ce que c’est ;) ).

    Il est difficile à leurs contemporains de distinguer les génies des fous. L’avenir nous dira dans quelle catégorie se place Kurzweil.

    A noter que les auteurs ont écris une « suite » de Serons-nous immortels ?, non encore traduite en Français à ce jour, « Transcend: Nine Steps to Living Well Forever », qui est beaucoup plus pratico-pratique et qui ne fait plus référence aux innombrables études scientifiques qui parsemaient le premier livre : il est plus grand public.

    Sinon la véritable question est : Quels changements as-tu ou vas-tu apporter dans ton alimentation et ton mode de vie à la suite de la lecture de ce livre ? :-)
    Olivier Roland a récemment posté..Interview – Eric Dupin de Presse-CitronMy ComLuv Profile

  • Admin comment by Romain Carpentier · 6 novembre 2010 à 22 h 57 min

    Olivier, chacun des livres que j’ai chroniqués jusqu’ici m’a fait changé quelques petites choses. Par exemple :

    Lead The Field => Me fait entreprendre, je suis convaincu que c’est bon pour la santé ;) ,
    Anticancer => J’utilise beaucoup plus les épices et notamment le curcuma associé au poivre (on peut aussi en mettre dans le thé vert dont j’en prends au moins 3 tasses par jour), j’ai remplacé ma consommation de lait industriel par celle de fromage de chèvre frais (comme les Crétois ;) ) … etc
    Manger Crétois => J’achète maintenant une bonne huile d’olive extra vierge de 1ère pression à froid et j’en prends chaque jour (pas au lever dans une cuillère à soupe, je te rassure)

    … etc (un article intéressant à faire : « comment tous ces livres ont influencé mon mode de vie, et comment ils vont influencer le votre », décidément, tu me donnes plein d’idées aujourd’hui !

    Et quant à Serons-Nous Immortels? => je ne suis pas convaincu de l’importance de boire une eau alcaline, MAIS je vais sûrement initier les changements suivants :
    - Renseignements concrets sur la supplémentation active (compléments alimentaires) , j’aimerais ensuite en publier un article ici-même
    - Réduction des charges glycémiques (pas facile sachant toute l’activité physique que je fais)
    - Convergence vers la restriction calorique : j’aime bien manger, mais certaines périodes pendant lesquelles je me nourris de peu (pour diverses causes, notamment lors de périodes très positives), je me sens en meilleure forme…
    - Réduction du stress : de nature assez angoissée, sans le vouloir donc, j’ai ici beaucoup à rectifier ;) !

    Tout ceci s’ajoute au fait que
    - je fais déjà du sport chaque jour (course à pied ou vélo alterné avec musculation), ou au moins 2 fois par semaine, et ce depuis 7 ans (4 ans pour la musculation) sans m’être quasiment jamais arrêté,
    - j’ai réussi à maîtriser mes comportements compulsifs envers les sucreries (c’est simple, je n’en mange plus sauf un peu en groupe),
    - je suis « assez végétarien », dans le sens où je ne mange habituellement qu’un peu de poisson, en plus des légumes et légumineuses et autres glucides complexes (avoine et autres céréales)…

    Voilà Docteur ;) .

  • Sylvain · 7 novembre 2010 à 19 h 16 min

    Joli article !

    Néanmoins, les sports que tu décris comme « aérobie » sont souvent pratiqués de manière « anaérobie » par les sédentaires commençant le sport. En effet, ceux-ci vont « courir » trop vite et puiser dans leur glucides plutôt que leurs lipides. Tu as bien raison de préciser de commencer doucement, éviter le skating en ski de fond et alterner période de course à pied et de marche tous les 10 minutes. Un cardio est un outil indispensable : ne pas dépasser 160 puls’ pour l’aérobie.

    A l’inverse, une musculation légère et lente (par exemple du développer-coucher avec des haltères de 15kg) et de nombreuses répétitions ne fait pas trop monter le coeur. Je pense que cette force peut être travaillée de manière aérobie au début : travail en endurance plutôt que travail en résistance (aérobie).

    Voili!
    Sylvain

  • Olivier Roland · 7 novembre 2010 à 21 h 55 min

    Excellente idée que de mettre un peu de curcuma et de poivre dans ton thé vert ! Cela en fait une super boisson anti-cancer. Je teste cela dès demain ;)

  • Admin comment by Romain Carpentier · 9 novembre 2010 à 11 h 38 min

    Sylvain : tes 160 pulsations correspondent à quelle zone aérobie à peu près? C’est plutôt un pourcentage, ici 80% de la Fréquence Cardiaque maximale (FCmax) pour une personne dont la FCmax est à 200. A mon avis, il n’est pas évident pour une personne non entraînée de se fier à ce genre de calcul dès le début! Car le coeur des débutants peut parfois avoir tendance à s’emballer…
    Mais ensuite, oui tu as raison, un cardiofréquencemètre est intéressant, ne serait-ce que pour le plaisir de mesurer sa progression ;) .

    Olivier : personnellement, j’utilise plutôt le curcuma dans mes salades de légumineuses; dans le thé vert, j’aime un peu moins. Mais Ray et Terry affirment qu’il y a une synergie entre une catéchine du thé vert et la curcumine pour la prévention du cancer, donc tu fais bien ;) !

  • Dorian · 11 novembre 2010 à 12 h 20 min

    Bonjour Romain,
    Encore toutes mes félicitations pour cette trilo-chronique (j’invente un mot au passage !) sur l’immortalité future (?) – et le point d’interrogation y est bien de mise car seront-nous immortels ? « To be or not to be » en quelque sorte … !! l’avenir nous le dira !! mais en tout cas ta chronique est comme toutes les autres très bien détaillée, expliquée et mise en perspective (sans parler des nombreuses doses d’humour saupoudrées par-ci par-là, j’aime !!), ce qui donne envie de lire le livre plus en détail et de chercher d’autres références bibliographiques dans le même genre !
    Excellente continuation et à la prochaine chronique, (tu lis quel ouvrage en ce moment d’ailleurs ?, histoire d’avoir un avant-goût de ce qui nous attend !!).
    A bientôt !
    Dorian

  • Admin comment by Romain Carpentier · 12 novembre 2010 à 13 h 24 min

    Bonjour Dorian,

    Merci beaucoup pour tes encouragements ;) ! Il est clair que la vieillesse et la mort sont ici complètement remises en question. Mine de rien, ce livre me travaille beaucoup plus que ne le laisse croire cet article ;) . Vieillir me fait moins peur. Mais, même sans aller jusque là, c’est notre état de santé de chaque jour que l’on peut interroger : Avons-nous toute la vitalité que nous pourrions avoir si nous mangions mieux? Toute la mémoire, le dynamisme, l’enthousiasme?

    Sans non plus désirer être un robot sur-motivé de tous les instants, au sourire figé et qui ne cligne jamais des yeux ;) , j’avoue qu’il est tentant de chercher des moyens de résoudre des petites douleurs qui apparaissent çà et là, de minimiser les moments de fatigues, d’améliorer son sommeil… etc.

    Quant à l’immortalité, c’est encore autre chose. Nous avons ici à faire à l’une des plus vieilles quêtes du monde, imminemment possible du fait des sciences et technologies?

    En ce moment, je m’attaque à un autre « grand » livre , mais je préfère te cacher le titre pour plus de suspense ;) .

  • Dorian · 12 novembre 2010 à 17 h 47 min

    Mais de rien Romain !
    Ton commentaire vise juste, la santé au jour le jour … pour l’apprécier il faut avoir été (gravement) malade comme le dit la citation que tu as utilisé en Introduction de ton blog …
    Je suis tout à fait d’accord que c’est le bien le plus précieux, quant à l’immortalité hé hé … ça me fait penser à la quête du « Saint Graal » version Indiana Jones et la dernière croisade !! Ou plus généralement tous les films de science-fiction qui vont dans ce sens … jusqu’où ira-t-on dans l’avancée de la science et l’amélioration de l’être humain (enfin « amélioration » reste à discuter bien sûr, c’est là le point intéressant !).
    Bon courage alors pour la suite et tu as raison d’entretenir le suspense, ça motive !
    A très bientôt amigo !

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Romain Carpentier N'attendons pas d'aller chez le médecin pour prendre conscience de la valeur de notre santé!
Sur ce blog, je chronique pour vous une sélection très variée des meilleurs livres sur la santé. Au fil des lectures, découvrons les dispositions concrètes pour vivre mieux et plus longtemps!

 

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